Comme une évidence.

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Je me souviens de nous il y a bientôt huit ans, jeunes et légers, aériens, ivres de cette adolescence à peine finie. Nous croquions la vie si fort, lorsque nous nous sommes rencontrés. Et on s’est plu, lui et moi ! Par je ne sais quel miracle, la magie a fait son œuvre, il m’est apparu beau, séduisant, avec sa voix posée et ses yeux si doux. Je crois que c’est le seul qui ne m’a jamais fait gamberger. Jamais je ne me suis inquiétée de savoir si c’était « le bon », si j’étais bien avec lui, si j’avais envie de continuer à passer du temps à deux.

Je me souviens de nos soirées, dehors si tard parce qu’on habitait tous les deux chez nos parents et qu’il était encore beaucoup trop tôt pour se présenter mutuellement. Dans la brume de cette relation excitante mais pas encore bien définie, à se demander avant chaque rencontre si ça va être aussi bien que la dernière fois, si on va trouver des sujets de discussion, si on va bien s’entendre cette fois encore… et puis tout oublier lorsqu’il arrive, parce qu’évidemment, il y a de ces gens avec qui tout coule de source. Comme une évidence…

Nous discutions de tout et de rien, riant à gorge déployée, apprenant à nous connaître. Je me souviens du cœur qui s’emballe lorsque nos doigts se frôlaient, et des kilomètres que nous marchions dans Paris, sans autre but que de passer du temps à deux.

Je me souviendrai toujours, et encore mieux lorsque je ferme les yeux, de son odeur fraiche et de la chaleur de son cou sur lequel j’adore poser mes lèvres  – même si ça le chatouille trop et qu’il m’écrase toujours entre sa tête et son épaule, huit ans après ça nous fait toujours autant rire, comme les gosses que nous sommes encore un peu.

Après huit ans, beaucoup se demandent si notre routine n’est pas un peu trop rasante, si nous avons encore des choses à nous dire. Et à la vérité, oui, nous avons encore tant à vivre ensemble. Les plus belles soirées sont encore et toujours celles que l’on passe à deux, parfois dehors dans la nuit, comme avant, respirant à plein poumons l’odeur des souvenirs, et parfois à la maison, dans notre chez nous qui nous ressemble, un peu brouillon, un peu mal rangé, bourré de meubles Ikea et de photos qui attendent d’être collées dans l’album de souvenirs. Au chaud tous les deux, avec rien d’autre que lui et moi, notre alchimie, notre complicité et son rire profond.

Au fond je crois que ce sont celles-ci les belles histoires, celles que l’on écrit jour après jour. Celles qui nous submergent d’émotions, qui nous laissent le sourire aux lèvres et le rouge aux joues, celles qui regorgent de petits moments, de grands bonheurs, de l’excitation d’écrire la suite à deux, à trois… Comme une évidence.

Comme une évidence.

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